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Alerte sur les Revenus et l’Emploi

La CFTC se battra pour que l’on n’en reste pas à des effets d’annonce et des mesures limitées.

En août dernier déjà, la CFTC avait tiré la sonnette d’alarme sur la chute du pouvoir d’achat des Français.
Rappelez-vous : alors que l’Insee se montrait rassurante, la CFTC la première a donné l’alerte sur la flambée de certains postes de dépenses des ménages.
De même, les premiers, nous avions demandé la mise en place d’un chèque transport. Interpellés de la sorte, les pouvoirs publics ont donc sollicité le Conseil de l'Emploi, des Revenus et de la Cohésion sociale (CERC) pour établir un diagnostic de la situation et donné rendez-vous aux partenaires sociaux pour une grande conférence sur l’emploi et les revenus.
Celle-ci s’est tenue le 14 décembre dernier. Nous ne pouvons qu’en regretter le caractère tardif qui ne permettra pas de travailler sur le long terme, le calendrier politique étant ce qu’il est. Mais il n’est pas dans la nature de la CFTC de ne pas se saisir de toutes les opportunités. D’autant que le tableau dressé par le « CERC » n’est pas rose et n’incite pas à l’immobilisme.
Le phénomène des travailleurs pauvres prend des proportions inquiétantes. Ces travailleurs pauvres, ce sont notamment les salariés sous contrats précaires, temps partiels non choisis et autres CDD : ces salariés sont bien souvent des jeunes, des femmes, des personnes issues de familles d’origine étrangère, et aussi des salariés plus âgés. Ils constituent la priorité et c’est à cette priorité que la CFTC a cherché à répondre, en commençant par ce scandale que constitue la situation des jeunes sortant du système scolaire sans qualification.

Au-delà de la conférence elle-même, la CFTC se battra pour que l’on n’en reste pas à des effets d’annonce et des mesures limitées. C’est seulement sur le long terme que l’on pourra relever le défi constitué par la montée de la précarité et de la pauvreté dans notre pays.

 

Indice des prix à la consommation : les comptes fantastiques de l'Insee

 

L'Insee vient de révéler que les prix à la consommation auraient baissé de 0,2 % au cours de la période juin/juillet 2006.

De façon récurrente, l'Insee nous présente des indices d'où il ressort une inflation modérée, voire négative. Or, chacun peut constater que, entre son vécu quotidien et les statistiques officiels, l'écart est de plus en plus grand !

Quand l'Insee annonce une hausse du pouvoir d'achat pour les années 2004-2005 de 1,2 %, en 2003, le BIPE (Bureau des Informations pour les Entreprises) calcule une baisse de 1,1 % du pouvoir d'achat effectif du consommateur pour la même année.

Quand l'Insee annonce une baisse annuelle de 3,1 % du prix des produits de santé, le salarié aura lui, constaté que, avec les produits non-remboursés ou moins remboursés, il a dû faire face à des dépenses supplémentaires.

La CFTC s’étonne, par ailleurs, de cette baisse alors que les prix de l’essence à la pompe ne cessent de grimper (+ 10 % depuis le début de l’année 2006).

Pour la CFTC, il est nécessaire d'avoir des indicateurs pertinents qui prennent en compte les besoins de base des ménages salariés et non des chiffres sous évaluant chroniquement le coût du logement pour nos concitoyens.

Les nécessaires discussions sur les salaires et le pouvoir d'achat des salariés, qui doivent avoir lieu dès la rentrée, ne peuvent se faire sérieusement sur des bases statistiques subjectives.

Il appartient à l'Etat de veiller à ce que les indices publics reflètent au plus près la réalité.

Enfin, concernant la hausse des prix de l’essence, la CFTC demande la création d’un chèque transport dont pourrait bénéficier les salariés, qui fonctionnerait sur le modèle des « chèques vacances » ou des titres restaurant et pourrait être abondé par l’entreprise et/ou le comité d’entreprise.

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