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L'Historique de la CFTC
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1887 : Création des premiers syndicats chrétiens à Paris et à Lyon.
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1891 : Première grande encyclique sociale : Rerum novarum.
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1919 : Création de la CFTC autour de Jules Zirnheld et de Gaston Tessier.
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1936 : Avant même les affrontements sociaux, le "Plan CFTC" propose un salaire minimum, les allocations familiales, la réduction de la durée du travail, des logements sociaux, les conventions collectives etc.
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1940 : La CFTC entre dans la clandestinité, ses dirigeants participent à la résistance. Dans les années qui suivent la libération, la CFTC participe à la généralisation des assurances sociales, des retraites complémentaires, ainsi qu'à la création de l'UNEDIC.
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1964 : Scission de la CFTC. Une majorité fonde la CFDT.
La CFTC continue, fidèle à la morale sociale chrétienne, avec Joseph SAUTY à sa tête.
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1965 : Programme de Vincennes : la CFTC dit non à la politisation syndicale.
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1973 : Rapport Jacques Tessier : "L'entreprise au service de l'homme".
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1977 : Congrès de Versailles : un nouveau programme à la mesure de la crise économique.
La CFTC aujourd’hui :
La CFTC ne veut ni la cogestion (gérer avec les patrons) ni l'autogestion (qui refuse l'idée de hiérarchie). Elle prône la troisième voie, la négociation.
L'efficacité de son action est manifeste lorsqu'on considère les progrès sociaux effectivement réalisés à la suite des propositions contenues dans le programme de la CFTC :
- participation des salariés aux résultats des entreprises
- accord sur l'emploi, création des commissions paritaires de l'emploi, des Assedics et de l'Unedic.
- indemnisation du chômage partiel
- formation professionnelle continue
- amélioration des retraites et pensions
- contrats salariaux
- création des comités économiques et sociaux régionaux.
Mais il reste beaucoup à faire pour que ce que nous voulons soit réalisé. Gardons toujours en tête cette phrase de Jacques Tessier, ancien président de la CFTC :
"Le monde n'appartient ni aux nous, ni aux tièdes, ni aux pusillanimes. Il appartient à ceux qui, dans les tournants décisifs, refusent de renier leurs convictions les plus profondes. Il apartient à ceux qui, résolus à rester debout, savent faire preuve de la qualité la plus rare, sans doute, de l'espèce humaine: le courage."
Conformément à l’article premier de ses statuts confédéraux, la CFTC a toujours distingué responsabilités politiques et syndicales, menant son action en toute indépendance vis-à-vis de l’Etat, des gouvernements et des partis, et, plus généralement de tout groupement extérieur ou religieux.
Article 1 des statuts confédéraux :
« La confédération se réclame et s’inspire dans son action, des principes de la morale sociale chrétienne. Les positions qu’elle prend devant les problèmes de l’organisation économique et sociale avec le souci de la préoccupation de préparer le triomphe d’un idéal de paix en faisant prévaloir l’esprit de fraternité et les exigences de la justice. » |